Louis LEROY

Dénuder l’épée d’Orion
par Mathilde AYOUB

En vue d’une exposition, un jeune artiste dépose une centaine 
d’oeuvres et une cinquantaine de carnets de dessins dans le
cabinet d’arts graphiques du DomaineM.
Il y rencontre pour la première fois l’actuelle résidente,
une jeune historienne de l’art. Ils échangent quelques mots.
Soudainement les déplacements sont interdits dans 
tout le pays à la suite d’une épidémie. 
La jeune historienne de l’art s’enferme dans la petite pièce
où sont entreposées les productions de cet artiste
qu’elle ne connaît pas. Autour d’elle, quatre murs blancs 
et une grande fenêtre donnant sur un village silencieux.
Assise sur la moquette verte, elle transforme rapidement
le lieu en un nouveau cabinet de rêverie…

Une rêverie proposée et réalisée par Mathilde Ayoub
autour de l’exposition confinée de Louis Leroy
et du livre de l’artiste, BELVEDERE,
publié par les éditions Poïein.
Création sonore : Quentin Aurat

-jour 1-


-jour 2-


Du matin au soir,
au rez-de-chaussée d’une grande maison d’un village
du pays de Tronçais, on aperçoit à travers la fenêtre
trois murs remplis de tableaux de petits et grands formats.
Des œuvres sont adossées aux parois,
d’autres posées sur la moquette verte.
Les jours passent…


-jour 3-


Des dizaines de carnets remplis de couleurs, de mots et de phrases.

Pastels, aquarelles, feutre noir… qui donnent forme a des architectures, des paysages,
des compositions abstraites et des pensées.
Les pages défilent et les réflexions se confondent.
Les traits et les paroles se mélangent.

-jour 4-


Le sol est maintenant recouvert de travaux. 
L’espace vient à manquer. 
Des papiers, des cartons découpés se transforment en d’autres lignes, d’autres traits.
Le scotch, les agrafes et les couleurs s’accumulent. 
Lorsqu’on s’approche, ces compositions semblent évoquer la lucarne d’une maison,
les blessures de la peau ou les tracés d’une frontière…


- jour 5 –

Des joujous s’invitent dans la chambre. Ce sont des bouts de plastique, des figurines éventrées, récupérées
il y a quelques années sur la plage de Romagnolo
et à la fin du marché de Ballarò à Palerme. Ils sautent de leur caisse en bois et, sur un tapis de jeu trouvé là-bas, entament une danse de couleurs, de formes et de textures…


cliquez sur le lien pour découvrir la vidéo :
https://vimeo.com/411361377

-jour 6-

Des perspectives sur des paysages, des silhouettes ou bien juste des ombres, des compositions. Lentement, on voit un homme nu, une maison dorée, les traits noirs d’une feuille, le rose d’une falaise. Les oeuvres rêvent de sortir, de remplir autrement les murs de la maison et profiter d’une lumière plus forte. Le soleil accompagne l’une d’entre elles.


cliquez sur le lien pour découvrir la vidéo :
https://vimeo.com/411777288

-Dernier jour-

Dehors, au bord de l’Allier, l’artiste découvre des bois flottés à côté d’un pont que l’on pourra bientôt traverser. Des troncs qui vivent ici, récits à ciel ouvert qui invitent à se fixer un instant à la frontière des éléments. 

cliquez sur le lien pour découvrir la vidéo :
https://vimeo.com/412023989

Tous les textes lus dans “Dénuder l’épée d’Orion” sont issus de Belvedere, publication de Louis Leroy parue aux éditions [Poïein]. 96 pages, 150 exemplaires, 16 €. Vous pouvez commander le vôtre en écrivant à gerald.casteras@wanadoo.fr

Nous sommes heureux d’avoir partagé quelques images, sons et paroles autour de l’exposition de Louis Leroy confinée au DomaineM. le redéploiement de l’exposition en novembre 2020 n’a malheureusement pu être réalisé.


Une rêverie proposée et réalisée par Mathilde Ayoub autour de l’exposition confinée de Louis Leroy et du livre de l’artiste, BELVEDERE, publié par les éditions Poïein. Création sonore : Quentin Aurat